Ce fonctionnement interroge la plupart du temps en premier lieu les parents, en raison du décalage avec les autres jeunes de même âge. Il peut être aussi relevé par des enseignants qui remarquent une disparité avec les autres élèves, ou encore des professionnels de santé qui observent un fonctionnement atypique par rapport à leurs patients de la même tranche d’âge.
Un fonctionnement spécifique peut être remarqué sur plusieurs plans :
Le fonctionnement présente souvent plusieurs caractéristiques telles qu’une rapidité de raisonnement et de compréhension encore davantage lorsque les sujets les intéressent, une grande curiosité d’esprit, une excellente mémoire, mais également une richesse du vocabulaire, des questionnements existentiels, une grande imagination…
Le fonctionnement se caractérise généralement par une grande empathie, une hypersensibilité, une intensité émotionnelle, une forte sensibilité à l’injustice, une recherche de perfectionnisme, le sens de l’humour, un comportement affectueux…
Tout en partageant des spécificités, les enfants intellectuellement précoces et les adolescents surdoués présentent des profils très divers, avec des répercussions différentes sur leur scolarité, leur sociabilité, leurs besoins éducatifs…
Certains jeunes HPI peuvent avoir des difficultés scolaires temporaires qui peuvent être liées notamment à des problèmes de méthodes de travail, à des difficultés d’adaptation à telle pédagogie ou encore à des attitudes professorales peu accordées à leurs besoins spécifiques. D’autres ont un raisonnement divergent avec une manière de penser originale, qui les amène à avoir des difficultés à suivre ou à produire un raisonnement linéaire.
Certains enfants et adolescents à haut potentiel peuvent avoir des difficultés scolaires plus durables, en lien avec des problèmes d’écriture, de lecture, de l’orientation spatiale et/ou temporelle etc. Les troubles DYS (dyslexie, dysgraphie, dyscalculie, dyspraxie…), le trouble d’apprentissage et le TDAH peuvent d’ailleurs cacher un fonctionnement HPI. Pour ces jeunes, le risque est alors que leur douance ne soit pas détectée et de ressentir de la frustration en raison de leur double particularité : haut potentiel avec des troubles spécifiques.
À l’inverse, un fonctionnement à haut potentiel accompagné de troubles DYS peut compenser et donc masquer ces difficultés jusqu’à une certaine avancée dans la scolarité.
Certains enfants et adolescents HPI peuvent avoir des difficultés relationnelles avec les jeunes du même âge et se sentir isolés ou seul parmi d’autres. Certains peuvent être maltraités par leurs camarades et parfois « accepter » les humiliations pour ne pas être rejetés.
D’autres, tout en étant bien intégrés, peuvent préférer être en compagnie d’enfants plus âgés ou encore d’adultes.
Une gestion difficile des émotions peut être relevée par l’entourage : des colères, des pleurs, de l’irritabilité, une peur de l’échec ou de ne pas réussir.
Une mauvaise estime de soi peut également avoir des incidences sur le niveau scolaire et/ou l’attitude face au travail (découragement, dévalorisation, blocages…).
Les jeunes avec un fonctionnement à haut potentiel prennent plus ou moins conscience de leurs différences par rapport aux personnes de même âge avec lesquelles ils n’ont pas toujours les mêmes centres d’intérêt. Beaucoup expriment le sentiment de ne pas être compris que ce soit dans le domaine scolaire ou à la maison.
Les difficultés sont souvent abordées lorsqu’on évoque le fonctionnement à haut potentiel. Pourtant, certains ne présentent pas de trouble particulier et ont un développement harmonieux, sans accroc.
Ce sont les Très Haut Potentiel Intellectuel, souvent des élèves excellents au niveau scolaire et très autonomes dans leur travail et la vie quotidienne, « bien dans le cadre », particulièrement appréciés des enseignants et sans difficulté éducative pour les parents. Ils s’adaptent ainsi facilement aux attentes à l’école, à la maison, dans leurs activités extra-scolaires, dans leurs relations sociales etc.
Des caractéristiques telles qu’un langage précoce et/ou un vocabulaire riche, une rapidité de la pensée, une compréhension rapide, une grande sensibilité émotionnelle ou une hypersensibilité, une grande curiosité d’esprit etc., amènent en premier lieu à se questionner sur un fonctionnement HPI ou THPI chez son enfant ou son adolescent.
Pour objectiver le fonctionnement, seul un test de QI standardisé (test WISC V) permet de reconnaitre le haut potentiel intellectuel ou le très haut potentiel intellectuel. Le test est passé par un psychologue, ayant de préférence une connaissance approfondie des problématiques liées à ces profils.
Plusieurs facteurs peuvent entrainer des difficultés au niveau scolaire : un ennui et une sous-stimulation, des besoins non identifiés d’adaptations scolaires, des stratégies scolaires inadaptées, une perte de motivation, des difficultés cognitives ou émotionnelles (TDAH, troubles DYS, trouble des apprentissage, anxiété …) etc.
Un bilan du potentiel intellectuel permet de mieux comprendre les raisons de ces diverses difficultés.
Le fonctionnement HPI est souvent complexe et différent de la norme des jeunes de même âge. Les parents peuvent s’interroger sur les réactions émotionnelles intenses, le sentiment de solitude, les relations conflictuelles avec les pairs ou les adultes, les différences de centres d’intérêts etc.